Une étude allemande sortie ce 28 mars est arrivée avec une démonstration par les chiffres que les SimRacers ayant pour habitude de rouler en VR seraient potentiellement bien plus dangereux sur la route que tous les autres conducteurs pilotant sur écrans traditionnels.

Notre statut de pilote VR et notre égo en prend un coup nous devons l’avouer.

Mais pourquoi et comment ont-ils pu tirer cette conclusion?

Cette étude, qui a rassemblé plus de 1200 Simracers européens, dont la moitié environ jouant plusieurs fois par semaine en VR, a comparé leur manière de conduire sur route ouverte via un ordinateur embarqué dans leur véhicule du quotidien, mais également le taux d’accidents de ceux-ci. Les chiffres ne laissent planer que peu de doutes sur sur les capacités des pilotes en VR sur route ouverte puisqu’ils cumulent plus de 17% d’incidents réels en plus que les simRacers sur écran!

L’équipe de scientifiques justifie principalement cette différence par deux facteurs.

Le premier est que les pilotes roulant en VR ayant une immersion beaucoup plus grande lors de leurs sessions de jeu, la limite entre le virtuel et le réel disparait presque complètement.

La pratique à répétition du pilotage en VR crée donc une sorte d’accoutumance à la vitesse, qui se ressent dans leur manière de piloter également sur route ouverte.

À l’inverse des pilotes sur écran, qui, bien que de mieux en mieux équipés avec majoritairement des triplescreen, gardent toujours conscience du coté « jeu vidéo » de leur simulation et du manque de perception 3D lors de leurs courses diminuant donc grandement l’immersion.

Ces derniers sont donc plus facilement impressionnés par la vitesse lorsqu’ils prennent leur véhicule et créent donc une barrière de sécurité supplémentaire avant de dépasser les limites lorsqu’ils prennent le volant de leurs véhicules.

Le second facteur, probablement plus discutable, met en avant que les pilotes VR sont généralement des personnes ayant un revenu plus élevés que la majorité de la population ou en tout cas plus aptes à « claquer » beaucoup de leur argent dans leur passion.

En effet pour disposer d’une expérience convaincante, ces derniers doivent souvent débourser quelques milliers d’euros en plus qu’un simracer traditionnel pour s’équiper d’ un casque VR haut de gamme, ainsi qu’une carte graphique puissante telle que des 3080RTX ou 3090RTX qui peuvent monter a plus de 3.000$ à l’heure ou nous écrivons ces lignes.
Leur aisance financière leur permet donc également l’accessibilité à des véhicules souvent plus puissants dans leur garage, véhicule poussant donc plus facilement à l’excès ou aux accidents alors même que ces derniers ne les maitrisent pas mieux que dans leurs simulations…comme au final la majorité des simRacers dirons-nous 🙂

Cette étude sera reprise dans le rapport mensuel de la FIA de ce mois d’avril, au même titre que ce rapport émit il y a quelques jours obligeant les SimRacers streamant leurs courses à équiper leurs châssis de ceintures de sécurité pour « montrer le bon exemple ». Nos confrères de RaceDepartement ont d’ailleurs bien détaillé cela dans l’article ici même.   (article en anglais)

Conclusion de cette étude, il vous faudra choisir entre rouler en VR et être potentiellement moins bon dans la réalité, ou l’inverse. Dans le premier cas, ce qui est notre choix, nous ne pouvons que vous inviter à consulter notre dernier essai du Pimax 8KX ici même.

[Update: et bien entendu…joyeux poisson du premier avril 😉 ]

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