Polyphony Digital travaille sur une technologie de rendu basée sur l’intelligence artificielle baptisée NeuralPVS, visant à améliorer les performances et la stabilité de Gran Turismo 7 sur PlayStation 5. Détaillée lors du CEDEC (Computer Entertainment Developers Conference), cette approche pourrait bien façonner l’avenir graphique de la série Gran Turismo.
Comment ça fonctionne ?
Le principe : remplacer les tableaux de visibilité statiques par un petit réseau de neurones entraîné pour chaque section de circuit. Ce réseau apprend la relation entre les coordonnées précises de la caméra et la visibilité de chaque objet dans la scène. En entrée, la position spatiale ; en sortie, une prédiction fine de ce qui doit être affiché.
Cette technique de culling assisté par IA permet au moteur graphique de calculer bien plus efficacement quels éléments méritent d’être rendus — réduisant la charge CPU/GPU et stabilisant le framerate.
Des résultats mesurables
Les benchmarks internes présentés par Polyphony sont parlants :
- Sur Eiger Nordwand : le temps CPU moyen passe de 3,944 ms à 3,758 ms
- Sur Grand Valley : le CPU moyen tombe de 4,552 ms à 4,256 ms, et le pic CPU de 6,378 ms à 5,849 ms — soit plus d’une demi-milliseconde gagnée. La charge GPU y est également plus stable, avec un pic réduit d’environ 0,1 ms
Pas encore en production
NeuralPVS n’est pas encore déployé dans Gran Turismo 7. Les ingénieurs de Polyphony ont été explicites à ce sujet lors de leur présentation, indiquant qu’ils « envisagent de l’introduire dans le produit à l’avenir ». Reste à savoir si ce sera dans GT7 via une mise à jour, ou directement dans un futur Gran Turismo.
Une chose est sûre : Polyphony Digital continue de repousser les frontières techniques du genre, et NeuralPVS illustre parfaitement la direction prise par les grands studios de simulation automobile vers l’IA générative dans leur pipeline de rendu.
Sources : simRacer.es — GTPlanet
















