Dans un paysage vidéoludique où les simulations ultra réalistes côtoient les jeux de course qui vous noient sous les récompenses, Over the Hill fait le choix inverse : ralentir. Le jeu de Funselektor, le studio canadien derrière Art of Rally, est une aventure d'exploration en 4x4, sans chrono ni écran d'échec, où l'on avance à son rythme avec pour seuls compagnons une carte, une boussole et un treuil.
Un jeu d'exploration plutôt qu'un jeu de course
Vous prenez le volant de véhicules tout-terrain inspirés de l'âge d'or des 4x4, des années 60 aux années 80. L'objectif : s'enfoncer dans la nature, découvrir des points de repère, des défis et des objets à collectionner, débloquer de nouveaux véhicules et améliorer le vôtre. Des cabanes servent de points de téléportation et de bases pour chaque expédition, et peuvent même servir à dormir pour passer la nuit ou laisser passer une tempête.
La progression repose sur des cailloux, la monnaie du jeu, gagnés en trouvant des caisses, en photographiant la faune ou en terminant des missions. Ils financent des améliorations simples et linéaires du moteur, de la suspension ou des pneus, qui permettent d'atteindre des endroits de plus en plus difficiles.

Deux régions très différentes
Le jeu propose deux décors à l'ouverture. Les montagnes Valhallas, au Canada, offrent rivières, cascades, gorges, forêts, marais et sommets enneigés, avec une direction artistique stylisée qui donne envie de sortir le mode photo à chaque virage. L'Algérie, côté désert, est plus sèche et plus minérale, avec ses dunes, ses oasis cachées et ses passerelles en bois entre des plateformes rocheuses. Elle est un cran au-dessus en difficulté et peut sembler un peu moins variée, avec quelques éléments plus fantaisistes comme des mains de pierre sculptées ou des îles flottantes.

Météo, terrain et missions
La météo joue un vrai rôle : un défi simple sous le soleil devient un casse-tête sous le blizzard ou dans une tempête de sable, avec des niveaux d'adhérence qui changent. La déformation du terrain est soignée, tant visuellement que dans son effet sur la conduite, et traverser une rivière nettoie votre véhicule.
Deux grands types de missions : la récupération d'épaves, qui consiste à treuiller un véhicule abandonné pour le ramener à une cabane, et les parcours à points de passage, parfois très techniques, qui peuvent durer jusqu'à une demi-heure. Les plus difficiles rapportent de meilleures récompenses, comme de nouveaux véhicules.
Conduite et technique
La conduite se veut accessible. La suspension travaille de façon lisible, chaque véhicule a sa personnalité et les améliorations de pneus changent nettement le comportement. Sur manette, les sensations de glisse et d'effort moteur passent bien, d'autant plus avec les effets d'une manette PS5. On regrette une direction manquant un peu de dynamisme à la manette, un menu radial peu naturel et une caméra unique, sans vue pare-chocs ni cockpit, même si l'angle et le zoom restent réglables.
Côté performances, le jeu tourne de façon stable à 60 images par seconde sur plusieurs configurations PC en préréglage ultra, avec de brefs ralentissements lors de certains événements météo. Sur Steam Deck, il tient 30 images par seconde en préréglage moyen.

Mieux à plusieurs
Over the Hill se joue très bien en solo, mais la coopération en ligne jusqu'à quatre joueurs en change la saveur : pousser un copain avec un second véhicule, l'ancrer en haut d'une pente puis treuiller le reste du groupe, ou tomber à plusieurs dans le même ravin. Le jeu propose jusqu'à cinq emplacements de sauvegarde, et chacun garde sa propre progression sur sa carte.
Notre avis
Le point fort du jeu est son ambiance : un ciel exubérant, une météo dynamique, une bande-son qui plonge dans la nature et un rythme sans pression. Les principales limites sont le nombre de lieux, encore réduit, et la durée de vie une fois toutes les missions terminées. Pour qui cherche un jeu de conduite relaxant, sans compétition, c'est une très belle surprise.
Le jeu sort sur PC en octobre, et sur consoles en 2027.






