BeamNG GmbH a confirmé via le PlayStation Blog que BeamNG.drive débarque sur PlayStation 5 et PS5 Pro cette année. Une bascule attendue de longue date par la communauté, le titre étant resté exclusif PC pendant une dizaine d'années.
Le portage ne tronque pas la promesse technique du jeu. Contrairement aux jeux de course classiques qui s'appuient sur des dégâts cosmétiques et des comportements scriptés, BeamNG fait tourner un moteur de physique soft-body en temps réel. Tout ça arrive enfin sur architecture console, avec l'engagement de garder la fidélité de simulation du PC.
Un moteur physique à 2 kHz, calculs node par node
Le cœur de BeamNG.drive, c'est sa granularité de calcul. Chaque véhicule est simulé comme un réseau de nœuds et de poutres qui se déforment, plient ou cassent sous contrainte. Le moteur tourne à 2 000 mises à jour par seconde (2 kHz). Résultat : la dynamique du véhicule, de la course de suspension aux impacts les plus violents, émerge entièrement de la physique, sans triche.
Taper un vibreur de travers, embarquer un buggy sur un sentier rocheux, tout cela envoie les forces dans la structure du véhicule comme dans la réalité. Aucune collision, aucun saut, aucun comportement n'est jamais rejoué à l'identique.

Près d'un millier de configurations de véhicules
La version PS5 embarque le catalogue véhicules massif que les joueurs PC connaissent. Environ mille configurations détaillées couvrant à peu près toutes les disciplines automobiles imaginables.
- Performance et piste : supercars, sportives, muscle cars américaines.
- Conduite du quotidien : monospaces, SUV, taxis, bus, berlines des années 90.
- Tout-terrain et utilitaire : 4x4 du désert, rock crawlers, engins lourds (jusqu'au fameux bloc de marbre de 40 tonnes).
Une personnalisation mécanique qui va beaucoup plus loin que la peinture
On ne reste pas bloqué sur la version stock. Selon le véhicule, la personnalisation va jusqu'à l'échange de moteur, le changement de type de suspension, la conversion de transmission, et le montage de pièces performances aftermarket. Côté réglages : barres antiroulis, hauteur de caisse, pression des pneus, différentiels lockables, boîtes de transfert hi/lo, amortisseurs triple-bypass off-road. Chaque modification mécanique change réellement la physique et le comportement de la voiture.
Une douzaine de cartes ouvertes et plusieurs modes
La simulation se joue sur une douzaine de cartes en monde ouvert : routes côtières, cols de montagne, zones industrielles, déserts. Les joueurs peuvent enchaîner les missions scriptées (time trial, courses, courses-poursuites avec la police) ou basculer en mode Freeroam pour explorer, expérimenter, et faire apparaître du trafic IA à volonté.
Un portage console qui demande beaucoup au hardware
Faire tourner une simulation node-based à 2 kHz est extrêmement coûteux côté matériel. Les développeurs reconnaissent que l'arrivée sur PS5 a nécessité un travail d'optimisation important sur les performances, les contrôles et l'interface, pour préserver la profondeur du PC sans rogner.
