Teasée depuis près de deux semaines, la cinquième mise à jour de l'année pour Gran Turismo 7 est arrivée le 20 août. Sur le papier, elle paraît modeste : quatre voitures, trois courses, un Circuit Experience. Dans les faits, c'est l'une des interventions les plus lourdes sur le moteur physique du jeu depuis sa sortie, et la plus conséquente depuis la 1.49 de 2024. Comptez environ 2,1 Go de téléchargement sur PlayStation 5, 2,12 Go sur PlayStation 4.
Quatre voitures, et une facture légère pour une fois
Les quatre nouveautés portent le total à 150 voitures ajoutées depuis le lancement du jeu. Surtout, Caterham fait son entrée au Brand Central, une première pour la marque britannique dans Gran Turismo 7.
- Caterham Seven Superlight R500 2008, au Brand Central, 75 000 Cr.
- Hyundai Ioniq 6 N 2025, au Brand Central, 90 000 Cr.
- Toyota Chaser Tourer V 1997, chez les voitures d'occasion, 70 000 Cr.
- Toyota Mark II Tourer V 1997, chez les voitures d'occasion, 70 000 Cr.
Aucune ne dépasse les six chiffres, ce qui n'était plus arrivé depuis longtemps. Après la mise à jour Hypercar de juin et ses plus de 12 millions de crédits à débourser, la 1.71 se classe parmi les cinq mises à jour les moins chères sur les 39 publiées à ce jour. Les deux Toyota, affichées au tarif fort parce qu'elles arrivent en faible kilométrage, redescendront quand elles entreront dans la rotation classique des occasions.

La plus grosse refonte physique depuis deux ans
Polyphony Digital a repris l'algorithme des pneus, avec un accent mis sur le moment où la gomme part en glisse. La résistance au roulement a été revue, tout comme la montée en température et l'usure, et la perte d'adhérence hors piste lorsque le réglage est placé sur Réel. Concrètement, le comportement des voitures à la limite change.
Le contrôle du couple moteur a lui aussi été retouché, avec une gestion améliorée à mi-gaz, utile aussi bien pour économiser du carburant que pour rattraper un début de glissade, et un comportement revu en drift. La géométrie de direction a été optimisée voiture par voiture, et l'amortissement recalculé pour rendre les transferts de masse et le suivi de la route plus naturels.
Le plus lourd de conséquences reste ailleurs : les réglages initiaux de suspension, de différentiel et d'aérodynamique, ainsi que leurs plages d'ajustement, ont été modifiés sur l'ensemble du parc. Autrement dit, une voiture sortie du garage sans y toucher ne se comporte plus comme la veille. Le Balance of Performance des catégories Gr.4, Gr.3, Gr.2 et Gr.1 s'en trouve forcément bousculé, avec un effet direct sur le Mode Sport et les compétitions officielles.
Quelques modèles font l'objet d'ajustements nommés : consommation revue pour les Nissan Qashqai e-Power et Honda CR-V e:HEV, répartition de couple désormais librement réglable de 0:100 à 100:0 sur la Hyundai Ioniq 5 N, régime maximal modifié sur les Super Formula SF19 et SF23, sur les Lexus RC F GT500 et Nissan GT-R NISMO GT500 de 2016, ainsi que sur l'Audi e-tron Vision Gran Turismo. Les Red Bull X2019 ne passent plus le rapport supérieur sans action sur l'accélérateur.
Côté aides, l'intervention du contrôle de traction a été optimisée, et l'ABS voit son contrôle du taux de glissement et son freinage en courbe modifiés. Le mécanisme qui empêche les rétrogradages abusifs a lui aussi été ajusté : les premiers essais suggèrent qu'on peut de nouveau forcer un rapport plus tôt en boîte manuelle, quitte à mettre le moteur en surrégime, sans revenir aux excès d'avant.
Volants et manettes : tout le monde est concerné
Sur volant, la force et la friction du retour de force ont été retouchées, les vibrations en sous-virage revues, et les courbes d'entrée d'accélérateur et de frein modifiées. Sur manette, la direction aux sticks et à la croix directionnelle change, tout comme la réponse des gâchettes.
Les possesseurs de Fanatec ont droit à un traitement de faveur. La fonction Auto Setup du menu de réglage du volant applique désormais un jeu de paramètres optimisé pour Gran Turismo 7 sur les GT DD Pro, GT DD Extreme et Podium, une mise à jour de firmware pouvant être nécessaire. Sur le Podium, cet Auto Setup est calé sur le mode Low Torque, le mode High Torque restant à régler à la main. Surtout, le GT DD Pro récupère enfin les effets FullForce, déjà disponibles sur le DD Extreme, là aussi après une mise à jour de firmware à venir.

Tous les classements repartent de zéro
Conséquence logique de cette refonte : l'intégralité des tableaux de classement a été réinitialisée. World Circuits, permis, missions, Circuit Experience, et même le Music Rally. Les temps cibles des permis, des courses et des Circuit Experience ont été recalculés pour coller au nouveau comportement, et les tours de démonstration refaits.
Autre effet de bord : la Lightweight K Cup, qui affichait la limite la plus basse du jeu à 400 PP, passe à 450 PP, même si le descriptif de l'épreuve continue d'afficher l'ancienne valeur.
Trois courses et un Circuit Experience inattendu
- European Clubman Cup 600, Barcelone-Catalogne tracé GP sans chicane, 4 tours, 75 000 Cr.
- Japanese FR Challenge 450, Kyoto Driving Park Yamagiwa, 2 tours, 40 000 Cr.
- World Touring Car 600, Suzuka, 4 tours, 95 000 Cr.
Dix tours de course inédite au total, donc, malgré des circuits plutôt longs. Le Circuit Experience, lui, sort du cadre habituel : il emmène sur le tracé rallycross de Barcelone-Catalogne, seule piste mixte du jeu, au volant d'une Mitsubishi Lancer Evo V GSR 1998. Une seule épreuve, le tour complet, avec un or à 51,5 secondes. La récompense est généreuse : 30 000 Cr. pour le secteur, plus un bonus de 240 000 Cr. pour l'or intégral, soit 270 000 Cr. pour une cinquantaine de secondes de pilotage.
Un nouveau Seasonal Menu accompagne le tout. Il faut cette fois collectionner les quatre voitures de la mise à jour en dix-sept jours seulement, pour un ticket de roulette quatre étoiles en récompense. Sachant que ce type de ticket donne environ une chance sur deux de rapporter 30 000 Cr. ou moins, l'incitation reste discutable.



Dix nouveaux swaps moteur
La mise à jour ajoute dix échanges de moteur, ce qui porte le total à près de trois cents, et les nouvelles venues sont directement concernées. La Caterham hérite d'une rareté : une descente en gamme vers le trois cylindres 660 cm3 du Suzuki Jimny, clin d'œil aux Seven 160 et 170 vendues au Japon avec un petit bloc Suzuki turbo pour profiter du statut de kei car.
Les deux Toyota, elles, reçoivent le V8 de la Lexus SC430 Super GT, un choix clairement pensé pour le drift. Le Red Bull X2014 Junior accepte désormais le bloc de la NSX Super GT. La Mercedes 300 SEL 6.8 AMG, surnommée Red Pig, troque son vieux V8 contre celui de l'AMG GT3 2020, tandis que la SLS AMG passe au V12 AMG de la Pagani Huayra. Le V8 Ford Windsor s'ouvre à la Ford Focus RS et à la Mitsubishi Lancer Evo IX, la Porsche 911 GT3 996 prend le bloc Turbo S de la 992, et la Suzuki Swift Sport 2007 rejoint sa cadette de 2017 en acceptant le minuscule V8 de la Vision Gran Turismo maison.

Le reste du programme
Whistler, ancienne ville hôte des Jeux olympiques d'hiver, rejoint les Scapes avec dix nouveaux décors. C'est la deuxième apparition de la station canadienne dans la série, après la Whistler Ice Race de Gran Turismo 4.
Sur PlayStation 5 Pro, le jeu bascule sur la dernière version de l'upscaler PSSR, sortie en février. Les critères de pénalité pour raccourci ont été assouplis, ce qui devrait se voir dès les Daily Races et la saison d'exhibition des World Series. Un nouveau réglage Championnat apparaît enfin dans les dégâts mécaniques : les dommages se comportent comme en mode Léger, mais se déclenchent sur des chocs plus mineurs, avec un temps de récupération variable selon la sévérité. Le reste tient aux corrections de localisation et aux conversations inédites du GT Café.







