Aris Vasilakos est de retour dans le simracing. Apres environ deux ans d'absence, le developpeur ne revient pas chez son ancien employeur Kunos Simulazioni, ou il a contribue a faconner Assetto Corsa et Assetto Corsa Competizione, mais chez Straight4 Studios, au poste de Chief Creative Officer, avec une mission claire : remettre Project Motor Racing sur les rails.
Dans une longue interview video, il detaille deja plusieurs idees pour le jeu, evoque le simracing en general et donne son avis sur l'etat des jeux au moment de leur sortie.
Un retour qui ravive l'espoir
Son nom pese dans le simracing, car il est associe a une maniere tres precise de comprendre la voiture virtuelle : physique, sensibilite, souci du detail et communication avec la communaute. Dans un genre ou l'on peut debattre quarante minutes pour savoir si une Porsche 962 devrait davantage faire sentir son train avant sur un vibreur, la presence de quelqu'un dote d'une telle credibilite technique compte.

Mais la confiance ne se telecharge pas comme un patch. Un mauvais lancement, des promesses jamais tout a fait tenues, une impression de produit inacheve, et le joueur ne teste plus un simulateur : il mene un audit. La vraie question n'est donc pas de savoir si Project Motor Racing peut s'ameliorer, mais s'il peut s'ameliorer assez pour que les joueurs y croient de nouveau.
Reconquerir des joueurs deja partis
Certains produits sortent mal, s'ameliorent beaucoup, et conservent malgre tout leur etiquette. Project Motor Racing fait face exactement a ce defi : il ne doit pas seulement progresser, il doit reconquerir des joueurs deja partis, ce qui est bien plus difficile que de seduire de nouveaux venus. Dans un simulateur, ajouter du contenu sympa ne suffit pas : les joueurs veulent sentir la voiture leur parler, une physique coherente et un retour de force credible.

Le studio doit agir comme si c'etait le moment decisif, sans reserver les corrections importantes a un hypothetique deuxieme opus. L'idee d'un PMR 2 peut etre une blague ou une prediction amere, mais elle peut aussi devenir un piege : l'excuse parfaite pour ne pas exiger que le jeu actuel devienne meilleur, tout de suite. Ce dont Project Motor Racing a besoin, ce n'est pas d'une promesse lointaine, mais d'une transformation visible.






